Les Idées à l’endroit : Une évocation de Carl Schmitt





Les Idées à l’endroit : Une évocation de Carl Schmitt




Alain de Benoist et ses invités universitaires, Aristide Leucate et Alexandre Franco de Sa, évoquent la personnalité du philosophe Carl Schmitt. Ils étudient les aspects les plus essentiels de son oeuvre toujours très lue. En effet, il se publie un ouvrage sur Carl Schmitt tous les dix jours à travers le monde. Les Idées à l’endroit permettent d’explorer la pensée de ce brillant juriste, implacable philosophe du droit, théoricien rigoureux qui a forgé des outils de réflexion empruntés par la droite comme par la gauche.







Carl Schmitt actuel

Guerre "juste", terrorisme, état d'urgence, "Nomos de la Terre".


Depuis les attentats du 11 septembre 2001, Carl Schmitt est de plus en plus souvent cité en référence aux événements qui se déroulent sous nos yeux. Certains sont même allés jusqu'à faire de l'auteur de La notion politique l'inspirateur secret de la politique de la Maison-Blanche. Cette thèse est bien sûr insoutenable. Ce qui est en revanche certain, c'est que toutes les grandes thématiques schmittiennes sont directement impliquées dans l'évolution récente de la politique internationale. La guerre menée en Irak par les Etats-Unis marque un retour à la « guerre juste », moralo-humanitaire, où l'ennemi devient une figure du Mal, dont Carl Schmitt avait dénoncé les effets dévastateurs. L'avènement d'un terrorise « global » renvoie directement aux thèses exposées par Schmitt dans sa Théorie du partisan. L'instauration dans les pays occidentaux d'un état d'exception qui tend de plus en plus à devenir permanent ne peut se comprendre qu'en référence à ce qu'il a pu écrire sur le « cas d'exception ». Enfin, l'effondrement du duopole américano-soviétique, qui a mis fin à l'après-guerre, annonce de toute évidence la naissance d'un nouveau monde. ainsi que Schmitt l'avait prévu dès 1950 dans ses écrits sur les « grands espaces », la dualité Terre-Mer et l'instauration d'un nouveau « Nomos de la Terre ».


Dans cet essai remarquablement documenté, Alain de Benoist fait le point sur l'actualité de Carl Schmitt, en s'efforçant de montrer en quoi la lecture de son oeuvre peut servir de clef à la compréhension du moment historique que nous vivons. Réfutant au passage quelques idées fausses, il propose un éclairage nouveau sur les lignes de force de la mondialisation.


Prix de vente: 19 euros TTC.
Broché: 162 pages
Editeur : Editions Krisis (1 juin 2007)
Langue : Français
ISBN-10: 2916916016
ISBN-13: 978-2916916019
Dimensions du produit: 21 x 0,7 x 13,5 cm



Cet ouvrage réunit deux textes fondamentaux publiés par Carl Schmitt à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, et qui se complètent mutuellement. Le premier est une vigoureuse critique de la Société des Nations (SdN) et de l’ordre juridique international qu’elle a tenté de mettre en place, ordre lié à la notion de « guerre juste », c’est-à-dire de guerre discriminatoire, où l’ennemi est moralement discrédité et représenté comme un criminel en guerre contre l’ "humanité", qui ne doit pas seulement être battu, mais définitivement éradiqué. Schmitt montre que l’idéologie universaliste exclut la possibilité de considérer l’ennemi comme un justus hostis, un adversaire qui peut avoir ses raisons; elle remplace cette notion symétrique par la notion unilatérale de juste cause (justa causa) dont ne peut être titulaire que l’un des belligérants en présence. Toute conception universaliste du droit des gens apparaît de ce point de vue comme la légitimation d’une guerre qui, sous prétexte d’être «juste», n’est que la plus totale de toutes. L’idée-clé est que la guerre en tant qu’institution juridique ne peut être qu’une affaire d’Etats.

Schmitt n’en constatait pas moins que la dissolution de l’ordre international fondé sur des bases purement étatiques est un processus irréversible. La question se posait donc de savoir quelle alternative il entendait proposer. Le second texte fournit sa réponse : la mise en place de «grands espaces» excluant l’intervention de puissances étrangères, à l’instar de la «doctrine Monroe» adoptée en 1823 par les Etats-Unis.

L’actualité de cette analyse est évidente, au moment où l’on enregistre un retour de la «guerre juste» et où la mondialisation appelle la constitution de «grands espaces» qui pourraient être autnt de pôles de régulation de la globalisation dans la perspective d’un monde multipolaire. A partir d’un examen minutieux de l’évolution du droit international, Carl Schmitt, il y a plus de 70 ans, annonçait l’avènement de la «guerre globale». Il parlait même déjà d’ "intervention humanitaire" et d’ "Etats-voyous". «Nous pensons aujourd’hui à l’échelle planétaire, par grands espaces», écrivait-il. L’avenir serait-il aux grands ensembles continentaux, aux grands espaces et aux empires qui les protègent ?

289 pages.
Préface de Danilo Zolo. Notes et commentaires de Günter Maschke. Traduction de François Poncet.
Prix de vente: 25 euros TTC.
Editeur : Editions Krisis (1 mars 2011)
Langue : Français
ISBN-10: 2916916067
ISBN-13: 978-2916916064


« Penser à » n'est pas la même chose que penser tout court. La tâche de l'historien des idées consiste à étudier et à faire connaître l'œuvre de ceux qui ont proposé diverses grilles d'interprétation, diverses façons de voir et de comprendre le monde, révélant ainsi ce que penser veut dire.
À l'époque moderne, Rousseau s'est efforcé de penser la nature de l'homme et l'origine de la société, Carl Schmitt la nature du politique, Karl Marx l'essence du capitalisme. Sigmund Freud et Carl Jung ont tenté de jeter les bases d'une psychologie des profondeurs, Gustave Le Bon s'est penché sur la psychologie des foules, Jules Monnerot a analysé le phénomène totalitaire, Michel Villey a entrepris de révéler la véritable nature du droit.
C'est l'œuvre de ces penseurs et de bien d'autres, de Heidegger à Arthur Koestler, de Goethe à Georges Sorel, de Nietzsche à Montherlant, de Leo Strauss à Jean Baudrillard, de Charles Péguy à Hannah Arendt, de Denis de Rougemont à Julien Freund, qui est présentée de façon vivante et pédagogique dans ce livre.
Tous ces auteurs attestent que le travail de la pensée a joué un rôle décisif dans l'histoire, entraînant des mutations bien différentes des révolutions bruyantes, des grandes explosions que tout le monde connaît mais qui sont restées sans lendemain. « Les révolutions silencieuses sont les plus efficaces », disait Jünger. Ce sont peut-être aussi les plus passionnantes.
Ce que penser veut dire
Penser avec Goethe, Heidegger, Rousseau, Schmitt, Péguy, Arendt...
Alain de Benoist
Éditions du Rocher
EAN : 9782268090566
384 pages, 19,90 euros
Parution le 19 avril 2017



Au temps des idéologies à la mode

A l'automne de 1977, la très bourgeoise clientèle du Figaro eut la surprise de découvrir, dans le nouveau supplément de fin de semaine "Le Figaro-Dimanche", dont Robert Hersant venait de confier la direction à l'écrivain Louis Pauwels, des articles portant sur des sujets auxquels elle n'avait jusque là guère été habituée: on y parlait des traditions populaires et des Indo-Européens, des thèses de Gramsci sur le "pouvoir culturel", de la Révolution Conservatrice allemande, du vieux débat entre le monothéisme et le paganisme, de Carl Schmitt et de la désignation de l'ennemi. On s'en prenait au marxisme, mais aussi au libéralisme, à l'individualisme et aux valeurs marchandes. On citait Jules Monnerot, Pierre Debray-Ritzen, Stéphane Lupasco, Clément Rosset, Julius Evola, Claude Polin et Gustave Le Bon.

Un an plus tard, en octobre 1978, "Le Figaro-Dimanche" cédait la place à un luxueux magazine imprimé tout en couleurs: Le Figaro Magazine. Les mêmes thèmes de prédilection y étaient développés, tant par Louis Pauwels lui-même que par les membres de la jeune équipe dont il avait tenu à s'entourer. Une équipe qui s'était formée onze ans plus tôt, autour de revues comme Eléments et Nouvelle Ecole, et dont certains membres avaient déjà une bonne expérience du journalisme. C'est à cette équipe que l'on allait bientôt décerner une dénomination pour le moins équivoque : la Nouvelle Droite.

Louis Pauwels avait conçu Le Figaro Magazine comme une arme culturelle. Le journal s'est donc d'emblée positionné contre les "idéologies à la mode", expression qui désignait alors l'incontestable hégémonie intellectuelle dont bénéficiait, notamment à l'Université, et aussi dans les médias, un certain nombre de courants de pensée classés alors à gauche ou à l'extrême gauche. Ce sont mes articles du "Figaro-Dimanche" et du Figaro Magazine que j'ai réunis dans ce volume. Soit une centaine de textes échelonnés sur un peu plus de cinq ans. On peut, je crois, tirer de cette aventure quelques leçons très actuelles. A.B.

> Recueil d'articles publiés dans "Le Figaro-Dimanche" et "Le Figaro Magazine" de 1977 à 1982 soit une centaine de textes échelonnés sur un peu plus de cinq ans.
ISBN : 9782952832137
Titre : Au temps des idéologies "A la mode" - Articles parus dans "Le Figaro-Dimanche" et "Le Figaro Magazine" (1977-1982)
Auteur : BENOIST (Alain de)
Editeur : LES AMIS D'ALAIN DE BENOIST (EDITIONS)
Nb Pages : 418
Epaisseur : 33
Largeur : 150
Hauteur : 230
Poids : 0.61Kg
Prix de vente: 26 euros TTC.



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Nouvelle Ecole n° 59-60 : Carl Schmitt, lecteur de Spengler (Emmanuel Mattiato)

Krisis 33: La Guerre (1) ? : Gabrielle Slomp / Cinq arguments de Carl Schmitt contre l’idée de «guerre juste»

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