Equipe de rédaction Krisis



L'EQUIPE DE REDACTION DE LA REVUE KRISIS



La revue Krisis a été créée en 1988 par Alain de Benoist, qui en est directeur de publication, assisté depuis 2003 de Thibault Isabel à la rédaction en chef. Ils travaillent avec une équipe de collaborateurs et bénéficient du soutien actif de l'Association des Amis d'Alain de Benoist, dirigée par Gérard Landry. Krisis est une revue pluraliste d'idées et de débats. Elle paraît en mars, juin, septembre et décembre. Elle est diffusée via Eléments (sur le site et dans les pages centrales de la revue) et bien sûr via Krisis Diffusion. Vous trouverez sur notre plateforme tous les numéros parus ainsi que de nombreuses formules d'abonnement : abonnement classique ou rétractif, abonnement parrainage, abonnement groupé Krisis-Nouvelle Ecole...). Les frais de port sont offerts dès 40 euros d'achat.




ALAIN DE BENOIST

Directeur de publication Krisis depuis 1988




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THIBAULT ISABEL

Rédacteur en chef de Krisis depuis 2003










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Krisis, revue pluraliste de débats et d'idées 




revue Krisis


A l'été 1988, Alain de Benoist crée la revue Krisis : « On était en train de changer d'époque. C'était la fin de la modernité, la fin de l'après-guerre. Krisis est une des premières revues postmodernes. Le premier numéro est d'ailleurs sorti un an avant la chute du mur de Berlin ».

Son idée était de créer « une revue de droite et de gauche, d'ailleurs et de nulle part », souhaitant rester fidèle à son principe de "métapolitique", c’est-à-dire à son sens, « la politique vue de loin, le fait de ramener les choses au niveau des principes". "Je voulais favoriser le débat entre les personnes qui n'ont pas l'occasion de débattre entre eux. Par exemple, pour le numéro sur la sexualité, il y avait un face-à-face entre l'éditeur de Sade et Christine Boutin. »

Le texte de présentation du numéro 1 se concluait par ces phrases : « Krisis sera un lieu de débat et de questionnement. On y lira des points de vue différents et souvent opposés. La revue fera largement appel à des personnalités de tous horizons, mais toutes convaincues de la nécessité d'un travail de la pensée. Il s'agit de constituer un lieu où la libre confrontation remplace le choc des intérêts et la guerre des partis pris. Il s'agit de sortir de l'univers de la mode et de la logique de l'exclusion. De subvertir l'axiomatique du rendement par le recours aux idées. De restituer aux événements et aux choses leur dimension de profondeur. De rechercher un dépassement du nihilisme non pas tant au travers de l'Ueberwindung ou de l'Aufhebung hégélienne, mais du côté plutôt de la Verwindung heideggerienne, du surmontement, du s'en remettre. C'est dire que Krisis ne s'intéressera à l'actualité que pour autant que celle-ci s'excédera d'elle-même. Et que sur le plan politique, elle sera de gauche, de droite, du fond des choses et du milieu du monde. Krisis, cela signifie en grec déchirement, jugement, choix, décision. »
En août 2013, à la question "Dans les trois revues que vous avez fondées, Nouvelle ÉcoleÉléments et Krisis, vous arrive-t-il de publier des papiers sur lesquels vous êtes en franc désaccord?", Alain de Benoist répondait: "Bien entendu, et tout particulièrement dans Krisis, qui se définit depuis sa création comme une « revue d’idées et de débats ». J’y publie très souvent, non seulement des textes sur lesquels je suis en complet désaccord, mais aussi des tribunes libres dont les auteurs soutiennent des points de vue parfaitement opposés. Il n’y a que comme cela que l’on peut se forger librement une opinion. Dans son essai sur L’argent (1913), Péguy disait très justement qu’« une revue n’est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés ». « La justice, ajoutait-il, consiste seulement à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui soient dans le cinquième. Autrement, je veux dire quand on s’applique à ne mécontenter personne, on tombe dans le système de ces énormes revues qui perdent des millions, ou en gagnent, pour ne rien dire, ou plutôt à ne rien dire. » Ce n’était pas mal vu."
Les propos cités sont ceux d'Alain de Benoist 




L'évolution de la revue Krisis




 Thibault Isabel nous présente la revue Krisis


En mars 2015, Manuel Valls s’en était pris publiquement à notre groupe éditorial dans sa polémique contre Michel Onfray. Les chiens de garde de la pensée unique l’avaient vite rejoint dans ses aboiements intempestifs. Nous étions accusés de «brouiller les repères» et d’effacer les anciens clivages. Renaud Dély, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, avait alors traité Krisis de revue «élitiste», qui «complexifie» la pensée. Avoir une pensée «complexe» semble donc être une insulte à ses yeux ; c’est dire dans quel état de déliquescence se trouvent nos médias actuels !

En vérité, nous sommes fiers d’œuvrer depuis près de trente ans à une vaste entreprise de réflexion. Des intellectuels de tous les bords se rejoignent pour dénoncer la mort de l’esprit, la crise de la culture et l’arraisonnement du monde à la logique marchande.

Une nouvelle dynamique est en marche. Après de longues années de parution irrégulière, Krisis a pris à la rentrée 2015 un nouveau départ, symbolisé par l’adoption d’une couverture en couleurs et d’un rythme de parution trimestriel. Autour d’Alain de Benoist, l’équipe de rédaction s’est largement étoffée et a professionnalisé ses infrastructures logistiques. La revue dispose désormais de sa propre plateforme de diffusion -Krisis Diffusion- où sont proposés plusieurs formules d'abonnement, ainsi que les anciens numéros de la revue et quelques livres de nos collaborateurs. Nous espérons développer dans les prochains mois cet espace librairie en ligne avec une sélection plus large de titres.